Guerres, pollutions

L’armistice du 11 Novembre 1918 sonnait-il la victoire des armées ou celle des multinationales de l’armement ?
Ceux qui ne voulaient «  plus jamais ça » n’ont pas été entendus puisque 21 ans après l’armistice du 11 Novembre 1918, le 3 Septembre 1939 la guerre éclate de nouveau pour se prolonger jusqu’au 8 Mai 1945.
La paix durable souhaitée aujourd’hui trouvera-t-elle les moyens de se construire ? Elle serait souhaitable car les guerres ne sont ni bonnes pour les vivants , ni pour le climat….. comme vous le constaterez avec les articles qui suivent .
Une paix durable ne peut se décréter d’en haut , car les commémorations si elles sont nécessaires ne sont pas suffisantes. Nous pouvons constater la difficulté même locale d’être entendu . Les idées coopératives ne peuvent s’accorder lorsque certains, loin des réalités globales et des besoins essentiels en période d’effondrement social-écologique et économique, veulent conduire des projets dépassés en entraînant derrière eux tout un village .

« Que maudite soit la guerre. » 15 monuments aux morts pacifistes.
Dénonçant l’horreur de la guerre et implorant la paix entre les peuples, ces monuments érigés après la Première Guerre mondiale sont trop rares.
Par Axel Leclercq
Rien que la Première Guerre mondiale a fait tomber 1 350 000 français. Une hécatombe sans nom qui valait bien un hommage. Seulement voilà, trop souvent, pour que ces morts aient un sens, on a cru devoir célébrer l’art et la nécessité de la guerre. À l’époque, raconte l’historienne Annette Becker dans L’Express, « dire que la guerre en soi est une mauvaise chose et ne devrait jamais exister, c’était renier la mémoire de ceux morts au front. »
Résultat, seules une poignée communes ont osé contrevenir à cet état d’esprit et honorer leurs morts tout en maudissant la guerre. Quelques exemples :

Jean Jaurès appelait à la paix , il a été assassiné .
Jean Jaurès: les forces de Paix

Par Catherine Chabrun
Blog : Education et société
Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès est assassiné car il appelait à la paix, un rappel de ses paroles est incontournable en cette année qui célèbre le centenaire de la guerre 14-18.Voici son discours lors de la séance du 20 novembre 1911 et dans un autre billet « Les responsables de la guerre»  prononcé à Lyon le 25 juillet 1914, six jours avant sa mort ( http://blogs.mediapart.fr/blog/catherine-chabrun/040913/jean-jaures-les-responsables-de-la-guerre)
Catherine Chabrun
Pédagogue, écologiste et militante des droits de l’enfant –
Juvisy sur Orge – France
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Crosse en l’air le 11 Novembre
par NEMO

« Crosse en l’air » est une expression caractérisant l’acte de rébellion des soldats qui refusent d’exécuter les ordres de leurs officiers en tenant leurs fusils le canon vers le bas et la crosse en l’air. C’est en juin 1907 que les soldats du 17ème régiment de Béziers ont pour la première fois utilisé ce symbole en refusant d’exécuter l’ordre de tirer sur une manifestation de viticulteurs et d’ouvriers des vignes. Au lieu de cela, suivis par une foule importante, ils avaient marché vers la mairie de la ville, crosse en l’air. Aujourd’hui, la chanson « Gloire au 17ème » rend hommage à ces soldats du contingent qui ont refusé de tirer sur leurs concitoyens, leurs frères. Les survivants ont été amnistiés pendant les années 1920.
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Guerres et pollutions:

KEMPF HERVE‏ @KEMPFHERVE
11 novembre : on commémore la fin d’une terrible guerre. Sans voir que l’époque mène aujourd’hui une terrible guerre contre le vivant et contre le climat.

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Loin des tranchées : quand les multinationales européennes engrangeaient déjà les profits de la guerre
par Ivan du Roy, Rachel Knaebel
Septembre 1914. Alors que les armées allemandes envahissent le Nord de la France, la mobilisation générale sonne aussi pour les industriels. Le gouvernement charge de grands patrons français de réorganiser l’économie, placée au service de la guerre. Mais pas question pour autant de sacrifier les profits ! Des deux côtés du Rhin, les bénéfices explosent pour quelques grandes entreprises. Une situation qui suscite colères et débats alors que des centaines de milliers d’hommes tombent au front. Plusieurs de ces « profiteurs de guerre » d’hier sont devenus les multinationales d’aujourd’hui. Lire la suite

Toutes les guerres tuent et l’armement continue à polluer après les armistices
Les obus de 14-18 continuent à polluer
Par le Parisien
11 NOVEMBRE. Près d’un siècle après la Grande Guerre, les munitions enfouies sont des « bombes polluantes à retardement », selon une ONG écologiste.
Septembre 2011 : quatre obus sont retrouvés dans des caves parisiennes. Notamment une pièce de 75 mm datant de la Première Guerre mondiale, découverte au bout d’un labyrinthe de terre battue dans le Ve arrondissement de Paris, boulevard Saint-Michel. En août, un promeneur découvrait 80 grenades de 1914 en contrebas d’un chemin, près de la chapelle d’Asfeld (Ardennes). Et, en juillet, c’est en jouant à la chasse au trésor avec sa mère qu’un enfant de 7 ans tombe sur un obus de 80 cm à Forbach (Moselle).

Cent ans après la Grande Guerre, on découvre chaque année de 500 à 800 t de munitions anciennes enfouies sous d’anciens champs de bataille ou parfois exhumées de chantiers. Et ce n’est pas le seul conflit dont on trouve encore des traces.

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En Alsace, les obus de 14-18 se ramassent à la pelle
Par AFP – Mis à jour le 01/05/2014 à 15:23 Publié le 01/05/2014 à 15:20

Au pied des tranchées de la montagne vosgienne du Hartmannswillerkopf, haut lieu des combats de la Grande Guerre à 20 km de Mulhouse, des démineurs inspectent avec précaution un cylindre de métal rouillé, blotti dans un sarcophage d’humus et de barbelés.
Lors de sa tournée habituelle de ramassage, l’équipe de démineurs fait étape près de cet éperon rocheux, rebaptisé Vieil-Armand par les Poilus. Trente mille soldats français et allemands s’y sont entretués pendant la Première Guerre mondiale. Voir l’article

La paix, enjeu d’intérêt public ou instrument tactique ?
Jeudi 8 novembre 2018, par André Bellon
La commémoration du 11 novembre reste un sujet très sensible pour nos compatriotes et devrait donner lieu à un vrai débat sur la politique étrangère de la France.
Certes, Macron se rend sur les champs de bataille et rencontre les populations locales. Certes, il s’émeut avec raison des abominations de ce conflit, des millions de morts ou mutilés et de la débauche d’armement. Mais, restant au niveau de l’émotion, il laisse de côté l’analyse politique de la guerre et de la victoire de 1918.
Or, c’est justement cet « a côté » qui doit intéresser les citoyens car c’est justement cela qui est porteur de sens pour construire l’avenir. Ce n’est pas par hasard que, dans le même temps, le Président de la République décide unilatéralement que nous serions revenus aux années 30. Là encore, jouant sur la fibre de l’inquiétude, il empêche toute analyse sérieuse de la situation en simplifiant à outrance. Il désigne notamment les méchants et, par voie de conséquence, le gentil : LUI.
Le « gentil » a donc alors les mains libres pour définir une vision internationale, la politique française qui doit l’accompagner et accessoirement comment voter aux européennes. Depuis l’origine, sa vision est claire : le rapprochement le plus étroit de la France et de l’Allemagne est synonyme de paix et doit guider la construction européenne. Peu lui importe les contradictions qui traversent l’Allemagne…..lire la suite

 
Epaves et pollution

 

Épaves et pollution, les larmes noires de l’océan
Documentaire Distribution
Au large des côtes du monde entier reposent de véritables bombes à retardement : six mille trois cents épaves de navires coulés pendant la Seconde Guerre mondiale, qui rouillent depuis plus de soixante-dix ans au fond de l’eau. Ces épaves, toujours chargées en carburant, représentent une source de pollution potentielle très préoccupante. Et la menace dépasse de loin les pires marées noires de l’histoire : à titre de comparaison, les 37 000 tonnes de carburant déversées par le pétrolier Exxon Valdez, qui s’échoua en 1989 au large de l’Alaska, ne constituent qu’une proportion infime de ce que pourraient contenir les épaves de la dernière guerre mondiale.

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Tous au Larzac revient sur le combat mené par les paysans du Larzac contre l’État français pour conserver leurs terres. Déclenchée en 1971 par l’annonce du ministre de la Défense Michel Debré d’étendre le camp militaire implanté dans la région, leur lutte acharnée durera dix années entières.
La paix indispensable pour la vie sociale et le climat les armes tuent les hommes et polluent même 100 ans après la fin des guerres
Documentaire de Christian Rouaud voir la vidéo