Innovation sociale

L’innovation au défi du social
Yannick Blanc et André Jaunay
L’innovation sociale permet-elle de traiter des problèmes sociaux majeurs? Cette question est née du constat des faibles niveaux d’impact, mais aussi d’exigence. Comment, par exemple, se satisfaire de l’annonce de 30 000 stages de découverte des métiers pour les élèves de 3ème lorsque l’on sait que le besoin est supérieur à 300 000 ?
La philanthropie, le mécénat d’entreprise et la RSE n’échappent pas à ce constat : le caractère généreux comme la dimension inventive des initiatives désarment les exigences de l’évaluation ; les projets foisonnent, se démarquent, se concurrencent, s’égalisent sans égard pour leur pertinence ; la communication, privée et publique, privilégie le lancement des opérations mais néglige les impacts. Soit beaucoup d’efforts privés et publics pour peu de résultats.
Ce constat et la recherche d’impacts étaient l’objet d’un colloque tenu à Bobigny, au siège du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, le 19 décembre dernier, et porté par un collectif indépendant. Voici les enseignements que nous tirons de ses travaux.
L’innovation sociale se prête mal à une définition normative ; innover, n’est-ce pas d’abord s’affranchir des normes existantes, que celles-ci soient légales, économiques ou qu’il s’agisse tout simplement de la force des habitudes ? Toute initiative, toute invention n’est pas pour autant une innovation sociale, elle ne peut y prétendre qu’en répondant au minimum à deux critères : être conçue par et avec ses bénéficiaires ; avoir pour finalité l’intégration dans les usages et la modification des comportements individuels et collectifs.

Maria Nowak, fondatrice de l’ADIE, n’a pu instituer le micro-crédit en France qu’avec le soutien du Gouvernement et du Parlement puisqu’il fallait modifier la loi, et en partenariat avec les banques. Elle considère elle-même son succès comme relatif puisque l’ADIE gère environ 20 000 prêts par an alors que le besoin est au moins de 100 000. Pourtant le coût de l’accompagnement des créateurs est en moyenne de 2000€ contre 10 000€ pour l’insertion dans l’emploi salarié.
Le projet « Territoires zéro chômeur de longue durée » consiste à convertir les prestations versées aux chômeurs de longue durée en moyens d’investissement pour créer des « entreprises à but d’emploi » qui embauchent ces chômeurs en CDI pour des services d’utilité sociale. Une loi d’expérimentation a autorisé la réaffectation des prestations sociales. Au vu des premiers retours d’expérience des dix territoires pionniers, de nombreuses collectivités territoriales sont d’ores et déjà candidates à l’extension de l’expérimentation. L’innovation sociale ne peut pas être traitée comme une expérimentation de laboratoire. Expérimenter veut dire oser, risquer l’échec, observer et évaluer mais aussi laisser du champ à l’émergence de dynamiques nouvelles.
La Bagagerie mains libres est un lieu ouvert dans le quartier des Halles à Paris, permettant aux SDF de déposer leurs affaires en sécurité, de préparer leur alimentation et d’avoir accès à divers services. Cette action, lancée par un militant d’ATD Quart Monde, est copilotée par les SDF et les ADF (avec domicile fixe). Les règles de fonctionnement ont ainsi été co-élaborées progressivement. Si le financeur suit de près l’activité (le taux de fréquentation), l’impact social est purement qualitatif : les relations des SDF avec les habitants du quartier sont meilleures, la prise de responsabilité des SDF est claire, etc. voir plus


Très bonne intiative- Dispositif « Zéro chômeur » : « l’objectif est de prendre le coût du chômage longue durée pour financer des emplois nouveaux dans le territoire »
Sur Europe1
Ce vendredi, Matthieu Noël reçoit Laurent Grandguillaume, président de l’association Zéro chômeur, à l’occasion de la diffusion dimanche d’un Zone Interdite consacré à ce dispositif.
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Sur Télérama
Contre le désespoir
Laurent Grandguillaume : “Nous pouvons prouver que des territoires zéro chômeur, ça existe”
Et si le chômage de longue durée n’était pas une fatalité ? Laurent Grandguillaume, président de Territoires zéro chômeur de longue durée en fait la démonstration depuis cinq ans. Pour tout comprendre, regardez le film de Marie-Monique Robin diffusé le 17 mars dans Zone interdite sur M6. 

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Le chômage est une maladie du corps social , orienté le chômage vers un travail rémunéré ( des emplois économiques ) pour une production alimentaire de qualité ( sans pesticides et produits dangereux pour la santé) , des logements solidaires et autres besoins essentiels et prioritaires non pourvus dans notre société actuelle permettra d’inverser la tendance actuelle .
Si nous ne croyons pas au Grand Débat National Croyons en nous
D’après les sondages les Français pensent ( en grande majorité ) que le Grand Débat National ne résoudra pas tous les problèmes. Une bonne raison de poursuivre ce Grand Débat National au-delà du 15 Mars pour porter en commun des solutions évolutives notamment pour le pouvoir d’achat et la fiscalité 

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Luc Julia : “Non à l’intelligence artificielle, oui à l’intelligence augmentée !”
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