Jardin naturel et biodiversité

Pour un jardin naturel et résilient, quelques pratiques sont à favoriser:

  • la biodiversité des cultures: installer des  espèces végétales variées, adaptées au lieu,  par la pratique d’un sol vivant…
  • Eviter les intrants provenant de l’extérieur, le plus possible : pas de produits chimiques, peu d’energie fossile
  • planter des haies des arbres
  • Recycler les déchets végétaux au maximum

Face à la perte de la biodiversité,  au changement du climat,   des méthodes de jardinage, naturelles, respectant la vie, sont possibles  et nécessaires!

Nous pouvons faire le choix  de jardiner sans produits chimiques, sans engrais et sans retournement du sol. La mise en place de  paillages, des composts, amélioreront la vie du sol.  Trouvons des solutions, ensemble,  pour nos jardins, en respectant la nature.

Un petit jardin naturel

Présentation du jardin de Caylus: petit jardin expérimental de techniques naturelles :  essais de plusieurs techniques naturelles:

  • Cultures associées, 
  • mulches et engrais verts,
  • soin par les plantes, (infusion purins)  … sur une petite surface, qui peuvent se faire  sur de grands jardins

Dans ce jardin, aucun engrais, ni pesticides  d’aucune sorte, pas de bouillie bordelaise, ni ferramol Consoude,  ortie, et prêle essentiellement, pour soigner et fertiliser Je recycle le plus possible les végétaux, (pour éviter les   feux de broussailles! ) ; je récupère le plus possible mes graines: En somme, un jardin économique et riche en expériences.

Un petit jardin modeste, d’amateur qui apprend des expériences et des erreurs,  loin d’être autonome bien sûr mais évolutif grâce à ces méthodes. Ainsi, j’ai pu observer l’évolution de ce jardin en peu de temps. L’an passé, les  pommes de terre ont poussé sans doryphore ni maladie, (proximité de lin et coriandre) , les tomates n’ont pas eu de mildiou et les limaces laissent tranquille mes salades (voir méthode Hervé Coves plus loin).

Au jardin naturel,  on peut espérer voir des légumes ou fleurs se ressemer naturellement
Cette année, la laitue (une variété de salade dite « perpétuelle », aux feuilles fermes et croquantes), dont j’ai laissé un pied grainer sur place, s’est ressemée un peu partout et au début du printemps, elle a  été la  première salade.
L’amarante, la mâche, la bourrache, l’arroche, même les tomates (avec le compost de surface), réapparaissent spontanément,  et aux endroits qui leur conviennent ! (les pieds sont plus solides que les repiqués) Je laisse donc pousser ce joyeux monde.

La consoude , une précieuse alliée au jardin
la bourrache dans les céleris
mulch, fleurs et engrais vert
Nos amies les limaces

Gestion des limaces au jardin naturel

Le paillage, ou les mulchs, peuvent attirer les limaces.

Dans la vidéo ci-contre,

L’agronome Hervé Coves nous explique le rôle positif des limaces , et donne des conseils pour mieux les gérer en proposant le gîte : du bois pour la lignine, la cellusose qui va favoriser le développement des champignons, et le couvert (crucifères essentiellement, ou autre végétaux)

Après avoir vu cette vidéo, vous aimerez les limaces!

Avec la très  forte humidité du printemps, les limaces prolifèrent dans nos jardins naturels. Et même en faisant très attention, en leur mettant le couvert dans un coin, même en semant des crucifères dont elles raffolent, il y a des dégâts. J’ai dû recommencer plusieurs fois mes semis de salades, de courgettes. Parfois on a vraiment envie de les éliminer ! La cendre ? Avec la pluie, pas terrible. Plutôt que de les détruire, voyons plutôt quel est leur rôle , quelle est leur fonction dans la vie du sol:
et comment transformer ces limaces en amies  Lire la suite

En leur proposant ainsi le gîte et le couvert, également en plantant des fleurs répulsives, (oeillet inde), ainsi que ail oignon, bourrache, nous pouvons créer un barrière protectrice aux  légumes. Le paillage fin de chanvre peut aussi être utile, elles sont gênées pour se déplacer.
Je ne suis pas pour l’utilisation du ferramol, bien que soit disant pas nocif pour les animaux, (les chats en raffolent mais je ne pense pas que ce soit le top pour eux) je n’en utilise plus. Je redouble d’attention au printemps, quand les limaces sont le plus « affamées » et je leur mets des déchets végétaux à disposition.
Après tout le jardin c’est surtout de l’observation, de l’attention, de la prévention.

Pourquoi planter des arbres dans nos jardins?
Le Jardin-forêt : un verger-potager sur trois étages
Le concept de jardin-forêt s’appuie sur la même constatation faite en agroforesterie : là où l’homme n’intervient pas, la forêt (ou plutôt les bois) s’installe, l’exemple type d’un milieu fertile, productif et équilibré. Un jardin potager dont la végétation serait organisée comme celle d’un bois, avec un minimum d’intervention humaine, doit donc pouvoir reproduire cet équilibre.
Le jardin-forêt met donc en place un système étagé de végétation, composé d’essences locales adaptées aux conditions climatiques et pédologiques de la région, comme cela se fait naturellement dans un bois, mais dont l’objet est ici de nourrir. La mise en place d’un jardin centré sur des espèces pérennes permet d’intervenir le moins possible sur le sol, d’où une économie de temps et d’énergie. Lire la suite

Visites de jardins

Une petite  visite de l’incontournable jardin des Fraternités Ouvrières à Mouscron en Belgique

voir la vidéo ci contre